Quand un séminaire CODIR ne se passe pas comme prévu

Avec le CEO, nous avions préparé ce séminaire pendant des semaines. Enjeux stratégiques à trois ans, entretiens individuels avec chaque membre de l’équipe, architecture du jour. Et puis le sujet a basculé, comme il bascule parfois quand ce qu’on avait prévu de traiter n’est pas ce qui doit vraiment se dire.

Ce qui devait se dire

Il a fallu nommer qu’une partie de l’équipe avait besoin de prendre de la hauteur. Et surtout : recadrer un CODIR qui attendait trop la validation du CEO, qui ne prenait pas seul sa part de responsabilité sans son feu vert.

Une journée entière à répéter, sous des formes différentes, la même chose : vous n’avez pas besoin de son autorisation pour exister comme collectif de décision. Vous êtes une entité qui peut avancer seule, grâce à votre collaboration.

Un CODIR et une hôtesse de l’air, même absence

Ce soir-là, dans l’avion du retour, une hôtesse m’a demandé si j’étais actrice ou journaliste. Après 2h30 de vol, elle hésitait encore à qui je lui faisais penser. Je n’arrivais pas à être identifiée pour ce que je suiss, seulement pour ce à quoi je fais penser.

J’ai reconnu, dans cette gêne, exactement ce que je venais de nommer pendant le séminaire. Un CODIR qui attend l’aval du CEO avant de décider, et une femme qu’on n’arrive pas à reconnaître pour elle-même : c’est la même absence. Celle de se voir soi, sans validation extérieure.

La question que je leur ai posée, et que je vous pose

Avant de trancher sur un sujet qui relève clairement de votre périmètre, combien de fois attendez-vous encore que quelqu’un vous dise que vous en avez le droit ?

Un CODIR autonome ne se décrète pas. Ça se construit, avec méthode et sécurité. Pour accompagner votre équipe de direction dans ce travail, découvrez l’accompagnement collectif Manentiel sur manentiel.com.

Le 3 septembre 2026 par Hélène Benier