Carnet d’été #4 — la montagne, mon mentor silencieux

Début juillet, après un premier semestre record en mandats et en rencontres, je suis partie faire mon séminaire de mi-année seule, en montagne. Mille mètres de dénivelé que je gère d’habitude sans y penser. Ce jour-là, chaque pas était un effort.

Le corps qui envoie un signal clair

Il faisait très chaud. Moi qui marche pourtant régulièrement, je soufflais. C’est là, dans cet essoufflement inhabituel, que j’ai compris autre chose.

Ces derniers mois, j’ai couru de projet en projet, pris tout ce qui venait avec gourmandise. Ça m’a nourrie, vraiment. Mais ce jour-là, sur ce sentier, mon corps m’envoyait un message clair : ralentir.

Le séminaire de mi-année en tête-à-tête

Comme une entreprise qui pose les jalons du second semestre et aligne ses priorités sur ses ressources, j’ai besoin du même rituel. Mais pas en salle de réunion. En montagne, seule, avec les kilomètres et le dénivelé comme terreau pour méditer, rassembler mes idées, déposer ce qui a besoin de l’être.

Ce que j’ai lâché sur ce chemin

Ce que j’ai lâché sur ce sentier, c’est le faire plus, faire vite, vouloir toujours aller plus loin. La montagne a joué son rôle de régulateur. Elle m’a aidée à recentrer mes priorités : ce à quoi je dis oui, ce à quoi je dis non maintenant. Remettre la boussole au bon endroit, l’impact au nord, le plaisir au sud.

Un mentor qui ne donne jamais d’ordre

C’est chaque jour, en la voyant depuis chez moi, que ce rappel reste vivant. Elle est mon leader silencieux , celui qui ne donne jamais d’ordre mais qui recentre.

Cet été, un pissenlit, un papillon, un lac et une montagne m’ont servi de mentors. Avant la rentrée, quel est l’élément de nature qui pourrait devenir le vôtre ?

Le 27 août 2026 par Hélène Benier