Un tonnelier, une cave à vin et un CFO m’ont appris la même chose

En trois jours, un tonnelier, une cave à vin et un CFO m’ont appris la même chose. Qu’une histoire, bien placée au bon moment, peut débloquer quelqu’un sans qu’il sache jamais d’où elle vient.

Trois jours, trois histoires

Mardi, chez Lactalis, un DRH me raconte comment le fondateur du groupe, tonnelier de métier , s’est réinventé en démarrant la production de quelques camemberts avec un seul salarié. Cette reconversion qui a ensuite donné naissance au plus grand groupe laitier du monde.

Jeudi, j’anime un atelier de direction dans une coopérative viticole. L’histoire du tonnelier devenu fromager tombe juste pour illustrer ce qu’on travaille ensemble : la capacité à se réinventer. Dans la salle, un CFO m’impressionne par son don pour sentir les gens et les faire parler.

Vendredi, en séance individuelle avec un autre CFO, nous travaillons une croyance qu’il porte depuis longtemps : un CFO n’a pas vraiment le droit d’être empathique, ni d’avoir des émotions. Je lui raconte l’histoire vécue la veille avec ce CFO empathique. Quelque chose se déplace.

Connecter les histoires entre elles

Une partie de mon métier de sparring partner, c’est ça. Connecter les histoires de mes clients entre elles, sans jamais trahir personne. Les visages changent, les prénoms disparaissent, mais l’essentiel reste, pour qu’au bon moment, l’une d’elles éclaire quelqu’un d’autre.

Je le vivais déjà comme DRH, quand mon plus grand plaisir était de partager une histoire vécue ou confiée pour faire grandir quelqu’un de mon équipe, éclairer un leader ou résoudre un challenge qui paraîssait impossible.

Être leader, c’est aussi être conteur

Être leader, c’est savoir recueillir des histoires et savoir les raconter au bon moment, à la bonne personne. Pas pour impressionner. Pour débloquer.

Et vous, quelle histoire gardez-vous pour vous, alors qu’elle pourrait débloquer quelqu’un aujourd’hui ?

Le 15 octobre 2026 par Hélène Benier