Vous ne « prenez » pas le temps. Vous le choisissez.

Vous ne « prenez » pas le temps. Vous le choisissez.

« Promis, je vais prendre le temps. »

Je l’ai dit hier. Spontanément. À un client.

Et en m’entendant, j’ai pris une claque.

Prendre le temps. Comme s’il m’était volé. Comme s’il appartenait à quelqu’un d’autre.

Un mot qui trahit tout

Mes 24 heures sont miennes. Personne d’autre ne devrait décider comment je les utilise.

Et pourtant, en disant « je vais prendre le temps », je laisse entendre que l’extérieur en dispose. Que moi, je ramasse ce qu’il veut bien me laisser.

Le summum ? « Il faut que je prenne le temps. » J’ajoute une injonction à quelque chose qui m’appartient déjà.

Je l’entends chez les dirigeants que j’accompagne. Je l’entends chez les DRH. Je le dis à ma famille.

Visiblement, j’avais besoin de me l’entendre dire à moi-même.

Ce qui change quand on choisit au lieu de « prendre »

Ma journée, comme la vôtre, est pleine. Des rendez-vous que j’aime. D’autres que je trouve contraignants. Rien ne changerait peut-être dans les faits si j’arrêtais de dire cette phrase.

Mais si aujourd’hui je choisissais mon temps au lieu de le « prendre », tout changerait dans l’intention. Dans l’énergie. Dans la façon dont j’y suis présente.

Ce n’est pas une question de calendrier. C’est une question de posture.

Un dirigeant qui subit son agenda n’est pas un dirigeant qui pilote. Il est en réaction permanente. Il gère. Il n’oriente pas.

Le test du langage : ce que vous dites révèle ce que vous faites

Les mots ne sont pas anodins. Ils trahissent nos représentations intérieures bien avant que nos comportements ne nous rattrapent.

« Je dois trouver le temps » → le temps est une ressource rare que quelqu’un d’autre contrôle.

« Je vais me dégager du temps » → je suis le problème à résoudre.

« Je choisis de consacrer du temps à cela » → j’exerce une priorité. Je suis le pilote.

La nuance est fine. L’impact, lui, ne l’est pas.

Une question directe pour finir

À qui donnez-vous votre temps aujourd’hui ?

Pas à vos équipes. Pas à vos actionnaires. Pas à votre agenda chargé.

Mais à vous : quelle décision prenez-vous ce matin sur l’utilisation de vos 24 heures ?

Si la réponse est floue, c’est peut-être que vous ne pilotez pas encore vraiment.

Envie de travailler cet aspect de votre posture ? Contactons-nous !

Le 11 mars 2026 par Hélène Benier