« C’est pas trop mal, good job », le compliment qui ne fonctionne pas

« C’est pas trop mal, good job. » Ce sont les mots qu’un CEO que j’accompagne utilise quand il est fier de son équipe. Il me l’a confié en séance de rentrée : le CODIR du 23 août ne s’était pas bien passé. Son équipe avait mal réagi. Il voulait comprendre ce qu’il avait dit, ce qu’il avait fait, pour ajuster.

Ce que notre cerveau retient d’abord

Notre cerveau retient d’abord le mot qu’on prononce, même précédé d’un « pas ». Dites à quelqu’un de ne pas penser à un éléphant, il y pense. Alors « pas trop mal » laisse « mal » en mémoire.

Et « good job » reste poli, impersonnel, sans grand effet. Ça ne dit rien sur ce que vous avez vu, ce que vous avez ressenti, ce qui vous a vraiment impressionné. Ça ne crée pas de lien.

Un seul exercice qui change tout : commencer par je

Avec ce CEO, un seul changement a suffi : commencer par « je ». Je pense que vous pouvez être fiers de vous. Je suis vraiment content qu’on ait lancé ce produit dans les temps.

Un autre CEO que j’accompagne, en pleine recomposition de son conseil d’administration, a ouvert sa réunion de rentrée autrement : « j’ai besoin de vous, je ne vais pas réussir seul. » Attention totale dans la seconde. L’énergie s’est recentrée sur le collectif, loin des petits jeux qui traînaient d’habitude.

La rentrée, bon moment pour changer une phrase

Ce n’est pas de la sémantique. Ce n’est pas un « truc de chichi de management ». Si vous voulez susciter l’engagement, commencez par vous engager dans ce que vous avez à leur dire que ce soit positif ou beaucoup moins.

Laquelle allez-vous changer cette semaine, avec votre équipe ou avec vos enfants ?

Le 10 septembre 2026 par Hélène Benier